Historique

L’Association de la FamilleTrudel(le) a vu le jour plusieurs années avant son incorporation
obtenue en 1950. Le Père PAUL-EUGÈNE TRUDEL (Alphonse était son
nom de baptême) en fut l’âme et le principal animateur, solidement appuyé dans ses
projets par son frère aîné, Ulric et son frère cadet, Hubert. Il semble que la famille
Trudel(le) ait été la première à se regrouper pour fraterniser et étudier sa généalogie.

Déjà, en 1908, des Trudel(le) de la région de Québec faisaient
l’acquisition d’une parcelle de terrain à l’emplacement exact de la première maison
de l’ancêtre JEAN TRUDELLE; sur les fondations anciennes, on pouvait encore voir
la croix de bois vétuste plantée en 1873. Ce terrain, à Boischatel,
est tout juste à deux kilomètres à l’est de la chute Montmorency, du côté du cap.

Grâce à l’initiative du comité de l’époque et à la générosité de membres de la famille,
un monument y est érigé en 1910. Il s’élève toujours fièrement tout près du fleuve,
mais légèrement plus au nord, car on a dû le déplacer en 1976 pour procéder à l’élargissement
du boulevard Sainte-Anne. Heureusement, en 1951, l’Association avait acheté une
partie de terrain adjacent au terrain original.

Toujours en 1910, la famille se dote d’un blason et d’une devise.
Par là, on voulait susciter la fierté des membres et resserrer les liens familiaux
entre les cousins de France et ceux d’Amérique. Le blason Trudel se lit comme suit
: Écu français de sable, centré d’une croix pattée et alaisée d’or et surmonté d’un
casque de chevalier d’argent. Sur un listel d’argent, est écrit la devise  » AD SUM
« , qui peut se traduire par  » PRÉSENT  » ou  » J’Y SUIS « .

De 1936 à 1945, l’Association compte plusieurs comités régionaux et est très dynamique.
Qu’il suffise de mentionner les comités régionaux suivants et les noms de ceux qui
les ont présidés:

  • Montréal : Messieurs J. Armand Trudelle et Paul-Émile Trudel
  • Québec : Messieurs Richard Trudel et Loïc Trudel
  • Trois-Rivières : M. Georges Trudel et le Révérend Père Paul-Eugène Trudel
  • Ottawa : M. Edgar Trudel
  • Abitibi : M. Fortunat Trudel
  • Massachussetts : M. Pierre Gilbert.

En 1945, on adopte un drapeau dont les couleurs sont bleu, jaune et vert, disposées
verticalement; le bleu représente l’immensité des eaux : lacs, rivières, fleuves
et océans et évoque la devise du Dominion A mare usque ad mare, le jaune symbolise
la richesse de nos moissons et de nos mines et le vert rappelle l’étendue de nos
forêts.

Cette même année, la « marguerite » est reconnue officiellement comme emblème de la
famille en l’honneur des trois dames Marguerite ayant marqué la vie de notre ancêtre,
l’une étant sa mère, l’autre son épouse et la troisième, la mère de son épouse.

Le 5 octobre 1947, de nombreux Trudel se donnent rendez-vous au Cap-de-la-Madeleine
afin de participer au grand pèlerinage annuel des ouvriers. Mgr Hormidas Trudel
concélèbre la messe chantée pour l’occasion.

À partir de cette même année (1947), le Journal de la Famille Trudel(le) est publié
à raison de trois ou quatre parutions par année. Le Père Paul-Eugène en est le rédacteur
principal. À noter que la liste d’adresses contenait près de 3 500 noms.

Cependant, l’oeuvre maîtresse du Père Paul-Eugène est, sans contredit, son volume
généalogique de la famille Trudel(le). Édité en 1955, il couvre la période de 1655
à 1955
. Avec ses quelques 1064 pages, il ressemble à un gros dictionnaire ou à une
encyclopédie. Avant l’impression du livre et malgré le risque de cette énorme dépense,
environ trois cents Trudel(le) ont souscrit le prix spécial de 20,00$ rendant ainsi
possible la publication de la « Généalogie de la famille Trudel « .

En 1955, à l’occasion du trois centième anniversaire de mariage de JEAN TRUDELLE
et de MARGUERITE THOMAS, un grand rassemblement est organisé sur le terrain où se
trouve le monument. Nombreux sont les cousines et les cousins Trudel(le), de partout
en Amérique du Nord, qui y assistent avec enthousiasme.

Après le décès du Père Paul-Eugène en 1962 et un Rassemblement tenu au Cap-de-la-Madeleine
en 1963
, l’Association est plus ou moins active, et l’on pourrait même dire, en
nette régression, pendant plusieurs années.


Incorporation

Revenons en arrière pour l’histoire de l’incorporation. En effet, c’est en 1910,
à l’occasion de l’érection du monument, qu’on exprime le voeu de créer une association
mais il n’y a pas de suite dans l’immédiat. L’idée, reprise en 1936, mènera en 1944,
à une proposition d’un projet de  » constitution  » rédigé par une  » commission spéciale
 » formée par les comités d’alors.

C’est Me Jean Trudel qui se charge tout d’abord d’examiner les aspects légaux du
projet mais c’est le notaire Laurent Trudel qui active les négociations et la rédaction
de la charte légale. Le 23 mai 1950, la demande est envoyée à l’Honorable Dr Marc
Trudel, ministre d’état de l’époque. Cette demande est soumise au secrétaire d’état
de la Province et le 6 juin, un rapport favorable est émis. En conséquence,

le 6 juin 1950 : Incorporation avec charte légale sous le nom officiel
 » LA FAMILLE TRUDEL(LE) INCORPORÉE  »

L’avis paraîtra dans  » La Gazette officielle du Québec  » le 22 juillet 1950.

Le premier Conseil d’administration est composé de :

  • Président M. Hubert Trudel.
  • Vice-président M. Georges Trudel
  • Secrétaire-trésorier M. Albert Trudel

Tel que mentionné au début de ce texte, le monument familial a été déplacé en 1976,
légèrement plus au nord. À cette occasion, l’abbé Jean-Marie Trudel et M. Jean Trudelle
ont pu consulter les documents que nos ancêtres avaient incorporés à la base du
monument lors de son érection. Depuis, ces précieux documents ont repris leur place
dans une gaine de plomb bien scellée, dans la base du monument, témoignage pour
les générations futures de Trudel(le).

De 1976 à octobre 1990, l’abbé Jean-Marie Trudel assume les responsabilités, particulièrement
financières, du terrain et du monument et veille à leur entretien. Après son décès,
l’Association est, à toute fin utile, inopérante mais des proches de l’abbé Jean-Marie
s’occupent de régler les comptes courants.

À l’automne 1992, Mme Antoinette Trudel, soeur de l’abbé Jean-Marie, reçoit de la
municipalité de Boischatel un compte inattendu et très élevé. Il s’agit d’une taxe
spéciale relative à la pose d’égouts et d’aqueduc dans la rue Dugal où est situé
le terrain appartenant à la famille Trudel(le).

Ne pouvant personnellement faire face à cette lourde dépense, elle communique avec
son cousin, M. André Trudel; c’est lui qui allait devenir le premier président de
la « nouvelle » Association. Ne pouvant et ne voulant prendre de décision personnelle
pour un bien appartenant à l’ensemble des Trudel(le), tous les deux décident de
former un comité provisoire auquel se joint M. Michel Trudel, neveu de Mme Antoinette.

Une assemblée est tenue le 6 février 1993; tous les Trudel(le) que le comité provisoire
a pu rejoindre, via les médias, par téléphone ou par correspondance, sont invités.
Plusieurs répondent à l’appel, certains venants même de régions éloignées. Devant
l’intérêt manifesté par les participants, il est convenu de relancer l’Association
et de reformer un comité, ce qui est fait sur le champ. Également, il est décidé
de demander une cotisation annuelle fixée à dix dollars. Le consensus établit aussi
que tout doit être fait pour conserver le terrain et qu’il faut, en plus, étendre
les ramifications de l’Association renaissante à l’ensemble des membres de la famille
Trudel(le).

Solidement relancée depuis, l’Association a son siège social à Sainte-Foy. Pour
fin de convenance, la majorité des neuf (9) administrateurs provenait de la grande
région de Québec, ce qui n’est plus la situation actuelle, l’expansion de l’Association
ayant favorisé l’implication de membres provenant de tous les coins de l’Amérique.

Nos membres sont majoritairement québécois, mais on en compte aussi en Colombie
Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse,
à Terre-Neuve et même en Europe. En plus, depuis quelques temps, nous assistons
à un accroissement des adhérents venant des États-Unis; la plupart sont de langue
anglaise.