L’Association, de la renaissance à 2010 et après

Ce troisième et dernier article, sur l’histoire du monument et de l’Association, a comme point de départ le 06 février 1993, date de ce qu’on appelle maintenant, la renaissance. Cet article continue cette histoire jusqu’en 2010 et donne un aperçu des défis à relever dans l’avenir. Enfin, il aborde l’action des conseils d’administration depuis 1993, les présidences depuis lors, les rassemblements dans un tableau synthèse, des événements d’importance, le journal, la généalogie, le monument, les Trudel et les nouvelles technologies et les perspectives d’avenir.

La matière à la base de cet article, est constituée par les journaux de l’Association parus depuis mars 1994. Devant l’abondance de cette matière, il m’a fallu faire des choix parfois déchirants, sinon, j’aurais dû écrire des pages et des pages de textes.

Auprès des personnes ayant œuvré de près ou de loin à la construction d’une Association aussi vivante que la nôtre, mais dont les noms n’apparaîtront pas ici, faute de place, je m’excuse d’avance.

Notre voyage historique reprend donc en 1993. Mme Antoinette Trudel, petite-nièce du Père Paul-Eugène, payait jusqu’à cette année-là, les comptes de taxes du monument et du terrain sur lequel il s’élève, à Boischatel. Imaginez sa surprise lorsqu’elle a reçu un compte de taxes de secteur de 11 023,93 $. Tout cela, parce que l’on venait d’élargir la route et de faire d’autres travaux, près et devant le terrain du monument.

Mme Antoinette Trudel lance alors un appel à M. André Trudel, petit-neveu du Père Paul-Eugène, et à M. Michel Trudel. Ceux-ci appellent d’autres Trudel à la rescousse. Le 06 février 1993, une réunion de toutes ces personnes est tenue et un nouveau conseil d’administration de l’Association est nommé.

Jusqu’à la tenue du premier rassemblement des Trudel suite à la renaissance de 1993, rassemblement qui a eu lieu à St-Narcisse, en Mauricie, le conseil d’administration ne s’est pas tourné les pouces. Ainsi, de nouveaux règlements généraux ont été élaborés, la légalité du règlement municipale portant sur la taxe de secteur de 11 023,93 $ a été vérifiée.


Référence : Journal de l’Association, Volume 1, numéro 2, Mai 1994.

Des représentations auprès de la Commission des Affaires Municipales du Québec et auprès du ministère des Affaires Culturelles, ont été faites pour obtenir une exemption de la taxe précédente et une reconnaissance du monument, en tant que monument historique. Ces représentations n’ont pas donné de résultat.

Les membres du conseil d’administration ont demandé l’appui d’hommes politiques de ce coin de pays. Ces appuis ont été pour le moins mitigés. D’un autre côté, une relance auprès de 5 000 Trudel répertoriés a eu comme résultat, qu’en 1994, l’Association comptait 433 membres. Finalement, les opérations bancaires et comptables ont été remises sur pied. Non, mais quelle renaissance!

Du 13 au 28 mai 1995, des Trudel participent à un voyage en France, au pays de l’ancêtre Jean, pour commémorer le 350e anniversaire de son arrivée au Canada. Un autre voyage de Trudel aura lieu en 2005, mais là, les 29 voyageurs iront aussi dans le pays de Marguerite Thomas, à Stavelot, en Belgique.

Le 2e rassemblement, celui des 17 et 18 juillet 1995, au mont St-Anne, région de Québec, est marqué par l’accession à la présidence d’une première femme, Christiane Trudel. Christiane veut que l’on retienne de ses années à la présidence (1995 à 1999), l’adhésion de l’Association à la Fédération des Familles Souches du Québec. Des économies sont faites, depuis lors, quant à l’impression et à la distribution du journal. Des contacts bénéfiques sont pris auprès d’autres associations de familles et notre visibilité s’accroît. Enfin, durant ces années, la question de la taxe de secteur trouve son aboutissement.

Les présidences de Gisèle Trudel, de Jean-Pierre Trudel et de Louison Trudel, ont aussi été fertiles en événements de toutes sortes. Je veux souligner ici, la participation annuelle de notre Association, depuis les 23, 24 et 25 février 2007, au salon des Familles Souches au centre d’achats Laurier de Québec. Toujours en 2007, un fascicule intitulé « L’épopée de nos ancêtres en Amérique », est publié suite au travail inlassable de Trudel dont Pierre de Montréal. Ce fascicule réunit les 10 premiers chapitres du livre Rouge du Père Paul-Eugène, portant sur la valeureuse histoire de la famille de l’ancêtre Jean en Amérique.

Dans un autre ordre d’idée, le véhicule privilégié pour faire connaître notre Association est son journal. La collaboration de personnes telles : Christiane Trudel, André C. Trudel, Pierre Trudel, Sophie Lecours, Raymonde Trudel etc. nous a toujours assuré d’un papier primordial et de qualité. Le journal porte le nom « Ad Sum » depuis son édition été/automne 1999 et ce, suite à un concours lancé à l’automne 1998 pour lui trouver un nom. Ce concours a été remporté par Marcel et Rémi Trudel.

La généalogie est un pilier de la mission de notre Association. En 1996, Henri-Paul Trudel et d’autres bénévoles, forment un comité de généalogie. Ce comité reçoit comme mandat de faire passer le livre rouge de 1955 à nos jours en réactualisant et en mettant à jour les données généalogiques sur les Trudel. Si aujourd’hui, notre banque de données généalogiques familiales dépasse le chiffre de 50,000, c’est grâce à toutes les personnes qui se sont succédées à l’intérieur de ce même comité. L’on doit aussi à ce comité le CD comportant les données du livre rouge, dévoilé en juin 2001. Le travail du comité de généalogie se poursuit encore aujourd’hui. Nous avons encore et toujours besoin de votre aide pour augmenter la banque de données généalogiques et historiques.

En 2010, le Québec compte un centenaire de plus, notre monument. Dès 1995, un premier projet de réparation du monument est mis sur papier. Dans le journal de l’Association de l’été 1996, l’on mentionne que Paul-Émile Trudel a planté alors une nouvelle haie de cèdres sur le terrain familial, ainsi que des fleurs et des génévriers, en plus d’y installer un mât, un drapeau, de tondre la pelouse, d’épandre des engrais etc. Jusqu’à tout récemment, Paul-Émile Trudel s’est attelé annuellement à ces tâches diverses.

À l’automne 2002, un compteur électrique est installé au monument et depuis il est éclairé la nuit. À l’hiver 2005, l’on constate que le monument a subi des dommages importants. À partir de l’hiver 2008, des plans sont préparés pour le toilettage du monument et pour l’aménagement paysager du terrain en vue du centenaire de 2010. Finalement, à l’automne 2009, des joints de pierre du monument sont refaits, des fissures de sa partie haute sont colmatées, le casque de chevalier est remis à neuf, le lettrage et les illustrations gravés sont retouchés, les travaux de terrassement sont effectués, le mât est remplacé par un autre en acier et le projecteur est repositionné.

Les Trudel se doivent de suivre le rythme imposé par les nouvelles technologies. À défaut de suivre ce rythme, notre Association stagnerait et ce n’est pas ce que nos devanciers et nous-mêmes souhaitons. En 2000, les Trudel possédaient une première adresse Internet pour leur Association. Le site Internet en marche depuis lors, rejoint des gens intéressés à notre famille partout de par le vaste monde. Le comité de généalogie utilise aussi les nouvelles technologies lorsqu’il collige les données recueillies, soit d’abord, le logiciel Brother Keeper et depuis peu le logiciel Généatique. Enfin, une version abrégée du journal Ad Sum, l’Ad Sum Express, est maintenant en fonction à l’informatique.

Depuis juillet 2008, sous la gouverne de notre nouveau président Claude Trudel, des projets porteurs de présent et d’avenir sont en marche ou en voie de l’être. Ainsi, un cadre de référence vient compléter les règlements généraux. La mise à jour de la généalogie Trudel se poursuit encore et toujours. Le journal continue à entrer dans le monde des nouvelles technologies. La bonne santé financière de notre Association implique l’utilisation d’autres sources de financement en plus de celles existantes. Le recrutement de nouveaux membres et la rétention des membres présents demeurent une préoccupation majeure et constante et à partir de là, l’on se doit de générer de nouvelles pratiques, de nouveaux produits et services. L’ouverture au monde de notre Association se continue avec l’apport entre autres, de Raymond P. Trudel (contacts avec les membres anglophones), de Robin-Edward Trudel (représentant de la Nouvelle-Angleterre) et de Shirley-Ann Trudell-Harper (représentante du Wisconsin-Michigan) et d’autres. Cette même ouverture est complétée par notre participation active à la Fédération des Familles Souches du Québec et dernièrement, au congrès annuel de la Fédération des Sociétés de généalogies du Québec. Sûrement, que dans l’avenir, nous trouverons d’autres fédérations ou associations où notre présence pourrait être bénéfique. Le site Internet des Trudel doit être revampé et, cette tâche se continue et trouvera bientôt son aboutissement. Enfin, le conseil d’administration actuel sait que les membres possèdent des compétences qui pourraient être mises à profit si elles étaient mieux connues et ce, pour le bien de l’Association.

Je ne sais pas quel sentiment vous habite à la lecture des trois articles sur l’histoire de l’Association et du monument. Pour ma part, j’étais fier d’être membre de notre Association avant ces articles. C’est cliché, mais après ces mêmes articles, je suis encore plus fier et plus convaincu de mon engagement. J’espère ne pas être le seul dans ce cas. C’est ce que je nous souhaite à l’aube du deuxième centenaire de notre monument.

 

Claude Trudel (547)